____Ca faisait un moment, maintenant, qu'il attendait que la sonnerie retentisse. Une nouvelle année commençait, & il n'en était pas moins heureux. Dernière année, avant que les choses sérieuse ne puisse débuter. Il avait du talent, il le savait. Il allait réussir, il en était sur. Cette année, encore, il donnera d'avantage pour y arriver. Plus les jours passent, plus il progresse, avance encore un peu dans sa vie professionnel, prend plus de confiance. Chaque jour qui passe est bénéfique. Espérons que cette année, le sois encore plus. Les minutes passent, et posé dans un coin de la cour, il se revoit encore arrivé en première année dans cette école. Il se revoit seul, perdu, mais émerveillé. Le premier voyage, pour une immense destination, celle qui fera de sa vie bien plus qu'un rêve. Il baisse les yeux, sur son corps, et le remercie intérieurement d'être aussi beau. Il n'aurait jamais pu payer l'école durant autant de temps. Il est mannequin depuis ses 15 ans, maintenant, au début ce n'était que pour se prouver qu'il pouvait faire autre chose que glander à l'internat. Mais quand il a vu qu'il réussissait énormément dans se domaine, que les propositions se faisait de plus en plus promettant, il a compris qu'il était doué, & qu'il pouvait aller ou il en avait envie. Malgré ça, il a su garder ses limites, et n'en faire qu'un boulot pour gagner de l'argent. Il n'oubliait pas ce qu'était son vrai rêve. La musique. Sa y est, la sonnerie retentit. On souffle un coup, épousseté son jeans, met son sac, se pince les lèvres et entre dans le rang des troisièmes années. Sachant qu'il est logé ici, il sait déjà avec quelle classe il sera et quels profs seront sur son dos. Il salut les quelques personne avec qui il s'entend plus ou moins bien, et continue d'observer les derniers nouveaux, qui affolés ne cesse de se bousculer pour savoir où se rendre. Voilà, ça recommence. Une nouvelle année vient de débuter.
____Assis tranquillement à une des tables de la cantine, il suivait, sans y participer, à la conversation entre les personnes avec qui il était habitué à manger. Des personnes avec qui il s'entendait plutôt bien, des personnes gentilles et respectueuses, avec qui il lui arrivait de rire. Mais pas des ami(e)s. De toute façon, Bill n'était pas là pour se faire des ami(e)s, il était là pour travailler, et vivre son rêve. Il n'avait besoin de personne pour ça, la preuve, depuis tout petit il se débrouille tout seul. Et on ne peut pas dire qu'il est mal placé, il a même réussi beaucoup de chose. La matinée, c'est tranquillement passé, l'emploie du temps est vraiment chargé cette année, mais il s'y attendait. La classe n'est pas mauvaise, donc l'ambiance non plus. Tout à l'air de lui plaire et mon Dieu ce qu'il est heureux. Comme toute les après-midi de rentré, personne n'a cour, pour que les nouveaux internes puissent s'installé correctement dans leur chambre, & pouvoir ce faire à l'établissement. & comme toutes ses après-midi Bill va rester enfermer dans sa chambre, à écrire et chanter. La cantine commence à se vider, et les premières années ne vont pas tarder à arrivées. Ils viennent toujours une demi heure après, quand les deuxièmes années on finit. Bill et la plupart des gens avec qui il mange, on tendance à rester plus longtemps, histoire d'être au chaud et de parler un peu avec les profs qui eux aussi ne viennent que plus tard.
-Point de vue Bill -
____Je regardais, en rêvassant, le temps dehors, quand les premières années ainsi que les profs sont arrivées. Forcément tous les regards étaient posés sur eux, et le miens aussi. Ils ne sont pas aussi nombreux que l'année dernière, mais certain mon l'air plus âgé. Ils doivent tous avoir 17-18 ans, à quelques exceptions. Je les détails un peu tous, quand un attire mon attention. Je me penche, histoire de le voir d'un meilleur angle, quand mon coeur loupe un battement. Pitié non... J'ai appris à vivre seul, sans personne, loin de tout. J'ai mis de coté tout mon passé, qui pour moi n'est plus rien. J'ai sans cesse renié ce vide en moi et j'ai réussi à le battre. & aujourd'hui tout vient de s'écrouler. Ca ne peut pas être lui. Mais son visage, met si familier. Ses yeux sont aussi noisette que les miens et ses dreads... Mon Dieu faîte que sa ne sois pas lui. Je ne pourrais pas. Je me lève brutalement, faisait tourné tous les regards sur moi, et en colère quitte la cantine. Une clope, il me faut une clope. J'ai l'impression que tout ce que je viens de bâtir depuis des années, s'est écroulé, en un regard. Pourquoi ici ? Il y a plein d'autre école d'art. Je m'assoie sur un des bancs de la cour, et tire rageusement sur ma clope. Mais MERDE ! Je ne pourrais pas, si c'est lui... J'pourrais pas.